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EDsc05110 copien quarante trois ans de soins aux malades passant successivement par les cases de l'Externat, de l'Internat, du Clinicat, de la Chefferie de service et de l'exercice libéral, la question de savoir ce que l'on fait et du pourquoi on le fait finit, un jour ou l'autre, par se poser… très tôt!

Cette première question a trouvé un début de réponse dans l'évaluation de la pratique médicale en général et de la mienne en particulier dans le cadre même de cet ordre techno- scientifique qu'est la médecine.J'ai cru qu'en participant à ce mouvement et à l'échelon local et à l'échelon national, en assumant la présidence de la SOFESTEC ou  Société Française d'Evaluation des Soins et des Technologies, crée par Thérèse Lebrun, Jean Claude Sailly et Michel Amouretti,les choses pourraient changer.

La seconde question a trouvé un embryon de réponse dans un ordre différent, celui de la philosophie qui, longtemps fut indissociable de la médecine avant que celle-ci ne devienne une science. J'ai cru qu'en créant le Séminaire de Médecine et Philosophie  avec le philosophe André Comte Sponville dans le cadre de L'ISCMM ou Institut Supérieur de Communication et Management Médical à l'hôpital Saint Louis à Paris, les esprits pourraient évoluer après avoir tenté, en décembre 1990, de rapprocher "Le Médecin, le Marketing et l'Ethique " dans un Mémoire pour le Mastere de Management Médical de l'ESC de Paris. 

Persuadé que l'on pense mieux sa langue en la confrontant à une autre langue, sa culture à une autre culture avec quelques limites pour Claude Lévi-Strauss car sans, il n'y a plus d'échanges possibles,  que l'on comprend mieux sa pratique en la confrontant à d'autres pratiques, à d'autres mondes comme ceux de l'art quelle qu'en soit la forme d'expression ou comme ceux du sport, j'ai  tenté d'essayer de m'y confronter dans différentes revues et essentiellement de Côte d'Opale Magazine Web d' Ivan Lhotellier jusqu'à son ultime numéro de décembre 2014 et depuis 2011 de la revue HEGEL dirigée par Fernand Vicari et  son bras droit Lydie Devred! En effet la finitude humaine peut se comprendre philosophiquement comme étant entre-deux paradigmes, celui de la tragédie et celui de l'humour. Afin d'éviter les confusions les plus "classiques" à propos de ce mot, n'oublions pas que l'humour reste l'expression du tragique de l'existence, un tragique refusant de se prendre au sérieux sans nous empêcher d'essayer … sérieusement comme si l'humour était possible. Soit en paraphrasant le lyrisme de Charles Baudelaire et "ces extases, ces cris, ces Te deum, [qui] sont, un écho redit par mille labyrinthes [et] pour les cœurs mortels un divin opium! [sont] un cri répété par mille sentinelles, un ordre renvoyé par mille porte-voix, un phare allumé sur mille citadelles, un appel de chasseurs perdus…"  Soit en paraphrasant la passion d'absolu dans l'âme oh combien sceptique d'E.M Cioran pensant que" la vie n'est tolérable que par le degré de mystification que l'on y met".

 

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